Transquadra

L'incroyable voyage de Michel Hardy et Manu Le Roch

Transquadra -  L'incroyable voyage de Michel Hardy et Manu Le Roch à travers l'atlantique
Transquadra - L'incroyable voyage de Michel et Manu à travers l'atlantique

Michel Hardy membre du YCCarnac et Manu Le Roch ont participé à l'une des plus célèbres régates Transatlantique, la Transquadra. Cette régate réservée uniquement aux équipages non-professionnels de plus de 40ans, relie Lorient à Madère puis Madère à la Martinique.

De retour à terre, Michel et Manu nous livrent le récit de leur incroyable traversée.

"Résumé de la Transquadra.
La 9eme édition de la Transquadra (course en solitaire ou en double réservée aux plus de quarante ans et non-professionnels de la voile) vient de se terminer au Marin en Martinique. Le parcours est mythique car il comporte une transatlantique. C’est avant tout une aventure humaine et maritime que nous allons chercher en réalisant cette course qui est l’une des plus importantes en bateaux au départ.

La première étape entre Lorient et Madère c’est déroulé en juillet 2017.

Cette deuxième étape est marquée par plusieurs événements :
Le record de la traversée a été battu, il est dorénavant détenu par Alex Ozon sur team2choc (T2C) en solitaire devant les équipages en double ! Deux solitaires arrivent en Martinique devant les équipages doubles. La météo a été éprouvante pour l’ensemble des équipages.

J’ai couru cette TSQ avec Emmanuel LEROCH sur un first 40.7. Le challenge était difficile, le bateau n’est pas le plus adapté pour cette course en équipage réduit et sur longue distance. Technique Voile, Fred Duthil nous a fait un très bon jeu de voile et notamment des spis adaptés au bateau et à notre équipage.

Lors de la première étape, nous avons cassé la première nuit le tangon et le spi lourd, ce qui nous a pénalisé par la suite et nous terminons par une cocotte mémorable que nous ne pourrons pas défaire jusqu’à l’arrivée à Quinta do Lorde.

Au départ de la deuxième étape la durée de préparation est écourtée par une arrivée décalée due au fait que les avions ne pouvaient plus atterrir à Madère. Ce retard ne nous permettra pas de contrôler tous les points que nous avions prévus et notamment le contrôle des réas  en sortie de drisse en haut du mât. Le départ est donné avec 20 / 25 nds de vent fraichissant dans la nuit. Nous avons un peu trop attaqué cette nuit là et nous perdons d’entrée le spi médium. La troisième nuit nous perdons le spi lourd à cause du mousqueton qui lâche. Le spi bat fortement se délamine et se déchire.  La stratégie de course devient différente et nous partons sur une route directe vers la Martinique avec en plus de la GV, le spi léger, le code 0 et le foc. Les nuits nous assurons en tangonnant soit le code 0 soit le foc. Nous essuyons une nuit à 40 nds rafales 49 et une mer cassante. La traversée s’effectue au rythme des grains la nuit, nous passons des heures à la barre car le pilote n’assure pas dans cette mer croisée mais il y a quand même des moments de plénitude la nuit sous les étoiles et avec de la super musique. L’arrivée au Marin après 16 jours de course est forte. Nous avons l’impression d’avoir réalisé une belle aventure avec des moments difficiles et d’autres remplis de bonheurs. Être en pleine mer sous un ciel étoilé que nous ne voyons qu’au milieu de l’Atlantique, des couleurs de fin et de lever de jour exceptionnelles,  une couleur d’eau vraiment  « bleu atlantique » quand il y a du soleil et le fait d’avoir passé des heures et des jours à bien s’entendre avec de la bonne musique une bonne ambiance avec Manu. Nos familles sont venues nous accueillir et là aussi c’est un moment très fort.

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